Archive for février 2012

Imbolc’s dark lights

Ça se produit souvent quand je me mets à me parler tout seul. Parfois lorsque j’ai envie d’être au centre de l’amphithéâtre. Enseigner quelque chose ou sacrifier Joni Mitchell. Ça arrivait brièvement lorsque mon violon et moi nous accordions l’un à l’autre. On oserait croire que c’est une lueur d’intelligence, de réel avenir, de passé digéré et absorbé comme des livres en trop.

Que ce n’est pas seulement comme une gifle à chaque battement de coeur. Comme une viol-lance sur les rondeurs de mes organes sanguins. Lorsque j’ai sentiment que le pas de la porte, où il me plait à vivre, est plus rapide que moi. Lorsque toutes les questions ne viennent à avoir en commun que leur marqueur d’interrogation.

Tous les tatouages, les mémoires, les frontispices. Les toiles d’araignées et labyrinthes qui prennent la forme d’oasis privés de nom. Les patronymes qui rient des glyphes intérieurs et des débuts de printemps. Me laissent encore muet et analphabète devant les bleutés des mondes humains. De ce qu’il y a avant, pendant et après les femmes et les hommes.

Ce qui se trouve à la fois en dedans et en dehors, dans le froid de la mosaïque latente de l’hiver et dans la cruelle lumière qui la traverse. Dans l’encyclopédie des multiples soi et les mains qui les ont façonnés d’eaux et de pierre. Il n’y a peut-être plus de Graal à trouver autre que la victoire intérieure du retour au bercail. Chemin faisant le long des pistes germées au gré de mes paroles en l’air.

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