Archive for juin 2009

Un peu de franchise

Je n’ai que peu d’inspiration en ce moment, donc je n’écris rien ici, ni dans mon grand ni petit livre noir. J’ai la coupe drainée par mon mémoire. Dans les profondeurs abyssales d’un travail si long, on se perd. On perd le jus pour faire quoique ce soit d’autre. Ce qui me fait penser, pendant que je médite sur la simplicité du mot, à ma mémoire. Est-ce étrange que je sois capable de concilier une entière théorie littéraire basée sur deux romans, et incapable de souder ma mémoire des choses? Je suis un pauvre littéraire, en fait. Je ne retiens que ce qui s’accroche à ma pauvre pensée. Une araignée dans le plafond des grands penseurs. Je hais les araignées, ces sales hypocrites. Le mémoire est un tissage comme un autre. Peut-être pas de la bonne toile, voilà probablement la source de cette mauvaise métaphore datée. Comme Christophe et comme Thomas, je verrai bientôt la fin de cette quête. Un peu plus de richesse me fera du bien.

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BOS

Je n’ai pas l’écriture au bout des doigts, ces temps-ci. Aucun gribouillis ne semble assez satisfaisant, comme le serait un graffiti dans la Bible du Pape, par exemple. Alors je rayonne ailleurs, sur les pages de mes vieux livres cachés, je les sors de l’ombre de leur coffre. Je retourne dans les anciens secrets, parce que les nouveaux ont perdus un peu de leur sens. Il faut les relire de plus loin. J’aimerais dire que ces livres sont ceux d’auteurs magnifiques comme Fedor, dont le Raskolnikov creusait sa tombe en se promenant dans sa vieille ville. Comme Balzac et ses charmants, sinon lassants récits. Rien de tel, vraiment. Les titres n’ont rien à voir, sont-ils vraiment des livres ou littérature? Voilà pourquoi je n’écris que blanc sur noir. Je recadre un peu le cherche-étoiles qui traîne sur mon bureau, je profite de l’espace qui m’est accordé, je transcris quelques étranges cartes au savoir, et je m’enivre de mon absurdité. C’est un geste féminin, comme un journal, un autre livre de cuisine*. Bientôt, je sais, j’aurais le goût d’écrire de la poésie, de partir pour en écrire qu’on ne lira pas, d’aller me voir ailleurs, narcissique qu’on m’a dit. Dans l’entre-deux, que brûlent les feux de l’été et que vos récoltes soient abondantes!

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