Archive for février 2009

Il est dans mon intention de parler du corps. De ses défauts, détours, défaits. Il est le poids des projections, la barrière du réalisé. En temps de crise, il monte la garde durant la nuit, toujours éveillé et fiévreux. Du dimanche au samedi, comme une mauvaise blague. C’est la vieillesse qui pointe ses repousses blanches? C’est la destruction de l’illusion créée à l’échelle de décennies? Assez de miroirs fuyants. Je ne crois pas en la phrase « Ce que l’homme a uni, la nature est impuissante à le séparer », ni qu’existent utopie ou parfaite planète. La science-fiction n’a pas compris. La perfection ne tourne autour de rien, elle ne prend pas forme. Et j’ose seulement la contempler autour de moi. Qui oscille, tend et circule? Je suis trop jeune encore pour nier mon géocentrisme.

J’ai eu l’intention de commencer un deux ou textes, autrement. J’ai eu l’intention d’éviter les calembours. J’ai eu l’intention de voir à ce que la main ne dépasse pas son propre geste. Et j’ai l’intention de projeter de nouveau mon image dans les soleils des guerres de Mars. La nature n’est pas instinctivement du côté de l’homme. Quand rencontrera-t-elle le poids de septembre? 

Si l’on jouait aux devinettes, on saurait la dissolution des jours dans les nuits. Laisser au hasard le choix qui lui revient. Des réponses vraies et floues, que l’on reçoit comme une carte sur la longueur du dos. Le X plus ou moins au centre, ponctué par un rayon lunaire. Mais pas maintenant, le froid prend trop de place et les poils s’hérissent d’un battement d’aile. Je devine ce désir, parmi les quêtes et les maudites sorties, d’inclure les intentions, dans la trame du plus petit au plus grand.

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Il y a une grammaire universelle, je sais. Il y aurait, dans tout le charabia, dans les blablas les plus profonds, les borborygmes de l’humanité, les trop-pleins de la foi, dans les plus minces spectres, ombres d’équations expérimentées par les moins crédibles, un mot parfait. De ce mot, peut-être pourrons-nous trouver le reste, ce qui tourne autour de lui, ce qui le fait battre, ce qui le fait vibrer. Le reste du mot en lui-même, au centre, parfait symbole de polarité, étendard du genre silencieux. Peut-être y verrons-nous sa cause et son effet ; dans le mot, l’humain trouve son destin. Sur la terre, comme au ciel, le mot aura sa part dans la composition d’une syntaxe plus complexe. Osons imaginer que nous sommes au centre de cette correspondance, que le mot converge en notre potentiel destructeur, créateur, neutre. Un mot parfait.

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C’est qu’en automne treizième ou quatorzième, j’ai vu un film de trop. Projeté dans le futur, je ne voyais aucune trace du mien. Pas de grosses mains dans des dos vêtus de noirs. C’est qu’il n’y avait trop de chances que les invités soient en nombres impairs. Quelle honte. On en aurait écrit de meilleurs, des contes du genre, à trois ou quatre, loin dans le temps. On aurait ajouté un mauvais tome à sa recherche. C’est que les films qui me faisaient rire me donnaient froid dans le dos. Qui rit de quoi? J’attendais la virgule idéale pour entrer dans le ton. C’est plus qu’un dixième de moi, je suppose. Des choses en trop à comparer, peut-être trop de données. Sur de divers plans, elles existent au centre. C’est qu’en souhaitant on a créé. Un enfer ou une chrysalide. Pas de gros plans sur fonds noirs. Les agents ont un étrange daltonisme. L’ermite époque apporte de spécieuses leçons. Je déçois et je continuerai.

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