Archive for novembre 2008

De l’eau dans l’oreille.

Les flocons sonores,

D’un matin assourdissant

Devant l’infini.

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Dans la cuisine.

C’est dans la pénombre, dans la suite des idées, dans le mouvement. C’est l’ineffable, comme aurait dit Brémond, en j’en passe. Honnêtement, moi c’est mon Infini, mon grand vide, celui que je dois atteindre, par le silence malgré ma grande gueule. Par mon silence intérieur, dont j’entends trop parler ces temps-ci. Quand il y a de la visite, c’est le bruit qui me fait fuire. Peut-on converser en silence, dans une voix muette, autour de la table de la cuisine. Au-dessus des livres et des textes photocopiés qui traînent, se sont échoués sur la place publique. Ces livres, ils contiennent ce vide, donc parler comme devant un autel. L’autel devant les oracles, devant le labyrinthe, qui informe du danger, qui prédit le désastre. Il faut parler du labyrinthe pour en sortir.

Si on réussit au moins à se sortir de la fumée, du brouillard constant, de sa voix mentale qui lit à sa place, de son chemin, des pas qu’on a tracés qui nous suivent encore. Quand ces pas ne se perdent pas dans la brume. On se laisse guider par l’odeur des livres, par l’encre sur la page et le papier… le papier purifié par son noble escient.

Je peux parler de mon labyrinthe personnel, celui devant lequel je me suis trouvé il y a quelques années. Les méandres qui déjouent Thomas, et l’autre Thomas. Celui qui voit Marie, aussi. J’entends la crise moderne de Guénon dans les romans de Rivard. C’est présent, ça cherche ailleurs, dans d’autres portraits de la vie. Les cadres sont les mêmes, les grandes orientations du monde. La triade dans l’équation, la variable qui déjoue, qui représente la crise, d’ici à la lune, de la lune au soleil et au cosmos. C’est elle qui nous manque, c’est elle la réponse. Mais je suis sans réponse. Je voudrais être comme eux.

À la place, il y a des films qui jouent dans mon cerveau, dans mon djet, qui miment ce que je sais, si je les écoutais moins. C’est films, des bandes et des bandes de fumée, la fumée des livres, du vent de leurs pages qui défilent et qui dépoussière mon âme.

Parfois, dans la cuisine, j’ai mal dans le dos. C’est la chaise, m’asseoir est difficile. Comme l’autre. C’est le temps de me lever, de dépoussiérer, de me lever, de me lever.

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Dernière équation

The Infinitum = Ω (~ba+ka+shout) / < ∆* : ∞

J’ai péché.

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Étude de cas, no 9321.

C’est vraiment dans ma nature, de chercher, de trouver des liens. Juste ça. Je demande pas de savoir bâtir une maison. Ou de mener le pays. Juste créer des liens, des liens importants entre les éléments. Je ne sais pas si on peut appeler ça une nature, mais c’est à moi. Enfin, on partage avec moi. On se comprend, sûrement. En ce moment, tu vas comprendre, enfin… il y a 15 minutes. Je me rappelais la signification de mon pseudonyme, Malek. Peu m’ont posé la question. Peu était intéressé. Malek Taus (Melek Ta’us), c’était le roi ange yiddish, roi-pâon, entre dieu et démon. Pour rompre avec Métatron, cela convenait. Un troisième nom. C’est plus flou encore. Je vis toujours avec lui, en gardant ce maillon d’information avec moi. Donc, je regarde sur Wikipedia (j’en reparlerai.) et j’apprends. Je vérifie les sources. Puis, je fais un lien. Un lien imposant. Avec mes recherches, avec moi. Est-ce pédant? Je n’ai que saisi une idée, en fin de compte. Je suis lent, souvent.

De tout manière, j’ai remarqué, de plus en plus, ce sont ces liens imposants qui m’intéressent. J’ai peut-être hâte de dire Eureka!. Je suis un impatient, comme la folle Madeleine. Et j’ai faim. C’est ma nature, aussi, d’avoir faim souvent. Et pour les trois emporte-pièces qui se chicanent à avoir la plus grosse part de moi, honnêtement… battez-vous plus fort, j’ai hâte de voir le gagnant.

Et voilà, dans le visage. Un lien que j’ai déjà eu.

 

3. 

À vrai dire, je n’ai peut-être rien à dire. Sans mentir, je ne sais pas comment dire. Il y a ce trou dans ma tête, un lien qui s’est blessé entre deux idées majeures. Sans elles, je ne peux pas parler sans dédire. Et je ne peux dire non plus sans m’écouter parler. Écouter tout court. Et entre deux oreilles, un vortex, une tour imprenable. À vrai dire, presque rien finalement.

 

Revenez.

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Et puis, on retombe sur le vide. En dépit de mes mots, voici ceux d’un autre. Je suis à l’état de vide, qui retourne à la racine, de tout, c’est-à-dire au Principe, Origine première et fin dernière, qui réalise l’équilibre et le complet détachement par rapport au monde des choses et des êtres manifestés, qui accomplit l’extinction en se confondant avec l’invisible Milieu de la roue qui unit tous les rayons. Le Vide parfait est le lieu de la présence divine. Dur à croire, je le sens. J’y suis. Quelques trucs à prouver, dans un certain sens, peut-être pas avec ce corps. À quelques pas.

Bien sûr, j’aime René Guénon, c’est un modèle. Comme Mère Teresa pour les religieuses. Comme Greimas, de ce temps-ci, pour un peu trop de monde. Moi, je m’éloigne, ma pensée s’enchevêtre dans les rayons, passe par-dessus les morceaux importants. J’essaie de suivre le modèle, vers l’extérieur, vers l’intérieur, vers l’entier et le vide.

Je parle de structures, souvent, de grandes orientations, des grands mouvements… physiques, littéraires, énergétiques, universels. J’aime bien. Je suis à l’aise. Je tourne en même temps que la roue, au moins.

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Ceci est pour la nuit, mon jour à moi, mon seul chemin vers la pensée. C’est étrange, je vis du silence qu’apporte la nuit. De sa noirceur, je perce la mienne, y retrouve une partie de ma lumière. La nuit, les ombres sont plus évidentes. Elles sont partout, voulant nous révéler ce qui se cache. On marche sur elles, on dort en leur sein. C’est évident que la nuit est mystérieuse… mais peu perçoit ses mystères. Dans les levés de soleil, je vois des couchers, parce que le jour est bruyant, il faut être beau, propre et masqué. La vie mange, la nuit nourrit. Suis-je né la nuit? Je ne crois pas… 11h26, je crois. J’ai dû vouloir naître la nuit, et j’ai manqué le bateau.

Ceci est pour la nuit qui aurait voulu me voir naître. Dans le silence qui s’impose en moi d’année en année, qui se prédestine à être un obstacle, un défi que je devrai relever. Serais-je capable de parler dans le monde, tout en disant la vérité, celle qui est en moi. Je ne suis pas fort sur les reflets. J’aime mieux que l’on vienne me chercher. Ou que l’on se conquiert, réciproquement. Comme la nuit qui conquiert l’aurore, et l’aurore qui a le dessus. Ou la nuit qui combat le crépuscule, et qui finalement a raison.

Ceci est pour la nuit, qui me fait réfléchir, qui me fait travailler. Pour l’envie de voir les jours ayant le même silence que toi, ta même noirceur curieuse, ta belle clarté d’automne. Chaque nuit, je suis pour toi. Et tout est pour moi.

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Je suis à apprendre les prémices de la pensée de René Guénon. Ce souffi français, devenu Égyptien par l’âme et par la société, trouva une réponse partielle à sa grande recherche d’une théologie, d’une religion fondamentale, comme un ermite dans son antre. J’en apprend tous les jours, probablement comme lui, jusqu’à leurs fins.

« L’Exotérisme représente l’aspect extérieur, non fermé, d’une doctrine. C’est le domaine exposé aux yeux du plus grand nombre, celui qui concerne la multitude, la partie ouverte et clairement manifestée de la Tradition. Ce que l’Exotérisme proclame sans détour, l’ésotérisme le révèle sous le voile des symboles, cela est si vrai ‘que là où il n’y a pas d’Exorérisme, écrit René Guénon, il n’y a plus du tout lieu de parler non plus d’ésotérisme.’ On peut également distinguer l’Exotérisme de l’ésotérisme, à propos d’une doctrine, en tant que l’on y différencie la ‘conception et l’expression, la première étant toute intérieure, tandis que la seconde n’n est que l’extériorisation ; on peut ainsi dire que la conception représente l’ésotérisme, et l’expression l’Exotérisme, qui résulte de la nature même des choses. »

Voilà, le mythe, ce cher mythe… c’est ce que René Guénon voit comme étant un « inexprimable », moi je le vois dans le mythe, dans les structures, les grandes orientations de la vie, dans le grand, comme dans le petit, dans le réel comme dans le rêve, dans l’écrit et dans le dit.

À la jonction des deux, peut-être que je le trouverai. Cette filiation, des âmes, des puissances humaines et autres. J’ai hâte, je suis un humain impatient. Et j’ai besoin de solitude.

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