avril 11, 2011
On m’a dit d’un passé antérieur que j’avais rendu l’âme avant d’avoir connu. Je n’aurais pas retenu ce que ma matrice avait voulu me cacher. C’est comme les deux croix qui traversent la fenêtre de ma cuisine. Quelque chose qui me nargue et qui me nourrit. Un défi à reconnaître à chaque instant pour trouver la bonne façon de discourir plus que de parler. La bonne manière de dire que ce feu m’appartient et qu’on ne m’y jettera plus qu’à mes moments évadés.
J’ai préféré détruire mon violon décapité. Sa vie était devenue ridicule. Son nom ne l’appelait plus. Il est retourné à la Terre sous forme de copeaux tranchants. Même s’il avait fait plus beau, je ne serais pas allé à la messe pleurer. J’ai passé le balai avec mes mains encore chaudes. On ne me fera pas croire que je ne possède pas la colère de Dalila envers Samson. Subtiliser cette place qui me revient… c’est probablement une construction sociale.