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habibi kalbi

mars 29, 2011

J’ai attendu longtemps avant d’avoir le goût d’écrire. Non, pas le goût. L’ivresse d’écrire. J’essaie tellement de voir dans les ouvrages semés sur mon chemin la direction où ils me mènent. Je suis un pervers du lyrique, j’en mange comme je mangerais tous ces corps. Mais le tout-est-dans-tout, je n’y crois qu’un ou deux plus-ou-moins. La vie qui m’incombe est celle d’un aimant. Lorsque je jouis, mes jambes se raidissent et pointent vers le nord. Le tout est là où on n’ira que si ceci arrive dès maintenant. Ce sont des nuages, c’est de l’amour en boîte, c’est une vie qui rend et qui reçoit ses coups de pieds dans le cul. À chaque fracas, un autre miroir derrière le miroir. Ceci est une poésie de Bengale.

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