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La Petite Roue derrière la Grande

octobre 17, 2009

En amitié, souvent on a des limites. Physiques, moins chez moi que d’autres que l’on connaît. Morales, on évite les sujets qui s’affairent sans crainte à démanteler certains principes acquis. D’autres plus insidieuses encore.

Jusqu’à quel point peut-on exprimer son amour sans se mêler les pattes dans les trames fraternelles ou sororales qui ignorent le sang? Peut-on vraiment donner de soi comme on donne un rein ou un bout de poumon? Ma présence elle-même suffit-elle à lui redonner un peu de force? Une amie chère s’est fait collisioner récemment.

Et je me surprends à me sentir faible en sa compagnie. Son corps se bat contre sa propre structure, pour lui rendre la dignité qui lui est due. Le mien s’empâte dans la bile et le sang pur. Rien ne pourrait me transcender plus que lui redonner la fierté de son origine, le pouvoir de la chasse, de s’ériger.

Comme elle, mes songes trouvent leur chemin, en effleurant le sol, en sautillant de mon esprit au sien. Je t’aime.

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