Calling on the ancestors, bless our life with the strength of a thousand mothers. Renew the Old, we hold the new, let the wheel turn again. When the veil is thin once more, we shall wave and weave, mourn and rejoice, learn and feed. Bide the magic law we trust, in perfect love and perfect lust. Circles within circles, our roots will touch and spring again. Seeking death to translate life, it’s time to enjoy the lights of the night.

Pendant que je méditais…
avril 15, 2011We are stardust
Billion year old carbon
We are golden
Caught in the devil’s bargain
And we’ve got to get ourselves back to the garden

avril 11, 2011
On m’a dit d’un passé antérieur que j’avais rendu l’âme avant d’avoir connu. Je n’aurais pas retenu ce que ma matrice avait voulu me cacher. C’est comme les deux croix qui traversent la fenêtre de ma cuisine. Quelque chose qui me nargue et qui me nourrit. Un défi à reconnaître à chaque instant pour trouver la bonne façon de discourir plus que de parler. La bonne manière de dire que ce feu m’appartient et qu’on ne m’y jettera plus qu’à mes moments évadés.
J’ai préféré détruire mon violon décapité. Sa vie était devenue ridicule. Son nom ne l’appelait plus. Il est retourné à la Terre sous forme de copeaux tranchants. Même s’il avait fait plus beau, je ne serais pas allé à la messe pleurer. J’ai passé le balai avec mes mains encore chaudes. On ne me fera pas croire que je ne possède pas la colère de Dalila envers Samson. Subtiliser cette place qui me revient… c’est probablement une construction sociale.

habibi kalbi
mars 29, 2011J’ai attendu longtemps avant d’avoir le goût d’écrire. Non, pas le goût. L’ivresse d’écrire. J’essaie tellement de voir dans les ouvrages semés sur mon chemin la direction où ils me mènent. Je suis un pervers du lyrique, j’en mange comme je mangerais tous ces corps. Mais le tout-est-dans-tout, je n’y crois qu’un ou deux plus-ou-moins. La vie qui m’incombe est celle d’un aimant. Lorsque je jouis, mes jambes se raidissent et pointent vers le nord. Le tout est là où on n’ira que si ceci arrive dès maintenant. Ce sont des nuages, c’est de l’amour en boîte, c’est une vie qui rend et qui reçoit ses coups de pieds dans le cul. À chaque fracas, un autre miroir derrière le miroir. Ceci est une poésie de Bengale.

Mal du cerveau
octobre 15, 2010L’écriture, ça se fait et ça se défait.
Je préfère le symbole, je sais.
Les petits neurones qui se connectent dans le cerveau planétaire.
Le chaton qui s’échappe de sa boite laitière.
Ça se voit partout, ces chemins naïfs, nécessaires, sacrés.
Plus ardue est la tâche de les voir surgir.
Les aventuriers du conscient le savent, l’ineffable et l’indicible s’entre-tuent.

août 12, 2010

Je m’écris, ou au drôle de néant qu’est le web, qui me lit vraiment, que je n’écris plus vraiment rien. Je garde tout ça en dedans. D’une façon ou d’une autre, j’ai besoin de me nourrir. Tous ces livres. Toutes ces gens. Que je déterre. Que je transforme, peut-être. C’est ça, la vie de doctorant? Je trouverai sûrement le temps de semer quelques pierres blanches sur mon passage, ici ou ailleurs. La musique. Voilà.

juillet 6, 2010
C’est parce que ça manque de couleurs. Parce que même nos derniers atours ne s’accommodent plus de nous rendre plus vrais. Et parce que les bons lecteurs peuvent voir la main de l’auteur réaliser ses acrobaties intérieures. Il y a un manque d’inspiration qui afflige les cadres et les frontières.
Les déceptions sortent de leur boite, ne signifient plus vraiment autre chose qu’un concept statistique du divin sur la page internet qui fait jouir les intellos. La foi ne s’éprend vaguement plus que des musiciens ou des condamnés à mort. J’aimerais revoir les enfants marcher pieds nus sur une asphalte noire et rafraîchie par la pluie, ça me donnerait espoir.
Il faut se rendre compte qu’il faut apprendre à apprendre, avant de commencer à créer des entités dont la conscience seule détruira sa matrice. C’est une pseudo-vérité qui sillonne à contre-courant. Notre monde la rejettera dès que les derniers vestiges seront froidement oubliés, au jour de la refonte des univers telluriques et spirituels.
J’ignore le sentiment apocalyptique, mais je sens bien que le temps s’écoule trop rapidement depuis ma naissance. Je le ressens dans l’esprit de ma génération et de celle d’avant, dans le vieux regard de nos parents, dans les éphémères et éternelles chicaneries humaines. J’en oublie le coeur des forêts de mon enfance, le fantôme des écrevisses de ruisseaux, d’une nomadité forcée par les traîtrises, le meurtre des animaux de basse-court. Il faut garder les eaux là où les terres peuvent l’accueillir.
Pourquoi persister? Je dis plutôt reprendre la magie à ceux qui nous l’ont volé, s’immerger dans les flots affaiblis qui irriguent nos sens, “défier les rîtes” et célébrer le temps que ça dure.

l’abandon
avril 20, 2010J’essaie de trouver le moyen de rationaliser ce sentiment. Trop loin de moi ou trop peu criant, il a réussi à s’imprégner assez profondément dans les piliers de mon ambition comme un mauvais signe dans une blague collective. Il ne sert à rien de vouloir en trouver le sens, il débouche sur le vide, qui s’engendre lui-même, qui se referme lorsque les mirages s’éteignent.
C’est une damnée impression de perte, qui se résume à un contrôle éhonté du profane sans réelle prise sur le sacré. C’est aussi un besoin de distance. Entre les naufragés et les pirates, toute une menace s’impose. Je choisis de finir mes jours sur les restes de mon bateau, à me nourrir des oiseaux qui plongent vers leur mort. Je laisse à d’autres le soin de les chasser, de laver leurs ailes pleines de suie, de les gaver d’ambroisie et d’hydromel.
Il suffit de toutes ces preuves idéales à fournir. Je suis un pseudo-criminel qui faute par l’amour des dégoûts terrestres. Je n’ai plus envie de penser ces crimes. Je me dois de les vendre au moins offrant afin de les activer en moi, les absoudre par leur propre absurdité. Que mon jugement soit celui d’un enfant naïf qui plaide la paix et raffole de ses propres pages blanches. C’est un verdict auquel j’offrirai ma foi.
Aussi dis-je que le combat est terminé, j’ignore si j’ai vraiment perdu ou gagné. Je sais que l’ennemi se métamorphosera seulement en un autre plus sale encore. Alors j’anticipe un départ cent mètres avant la ligne et un coup de feu, que j’entendrai de loin, me forcera à enfourcher le balai ou à briser quelques murs. Que se poursuive cette guerre absurde et nécessaire, aussi malaisée que son existence.

