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La Petite Roue derrière la Grande

octobre 17, 2009

En amitié, souvent on a des limites. Physiques, moins chez moi que d’autres que l’on connaît. Morales, on évite les sujets qui s’affairent sans crainte à démanteler certains principes acquis. D’autres plus insidieuses encore.

Jusqu’à quel point peut-on exprimer son amour sans se mêler les pattes dans les trames fraternelles ou sororales qui ignorent le sang? Peut-on vraiment donner de soi comme on donne un rein ou un bout de poumon? Ma présence elle-même suffit-elle à lui redonner un peu de force? Une amie chère s’est fait collisioner récemment.

Et je me surprends à me sentir faible en sa compagnie. Son corps se bat contre sa propre structure, pour lui rendre la dignité qui lui est due. Le mien s’empâte dans la bile et le sang pur. Rien ne pourrait me transcender plus que lui redonner la fierté de son origine, le pouvoir de la chasse, de s’ériger.

Comme elle, mes songes trouvent leur chemin, en effleurant le sol, en sautillant de mon esprit au sien. Je t’aime.

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J’aimerais parler quốc ngữ

octobre 15, 2009

Un poing a frappé au centre du corps

Débalance le coeur, réduit la chair en purée noire et saline

La peau qui éclate en suspects frissons

Le sang se débat, les sens s’émeuvent d’autant de retenue

Mes poils retiennent l’eau, qui imbibe comme larmes sur mer

Le plaisir de mes concentrismes déployés

Celui du corps qui sort de sa conscience

D’un craquement dans le masque miroir

S’engendrent le croissant, les paupières et cellules mortes

D’être plus doué pour la vie que tel ou telle

Savoir battre ses caresses

Se cacher dans les baies bleutées des pays perdus

Dois-je ouvrir chaque partie de moi pour aimer

Le relâchement

Le moment de paix

La fin

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Queer bates

octobre 4, 2009

Comment peut-on s’imaginer que la différence conserve en elle la ressemblance des membres d’une même espèce? Passer dix années entières au soleil le plus total, celui où l’homme qui cherche l’homme n’avait pas à se cacher, c’est une drôle de libération, en ce qui me concerne. Je n’ai pas réellement le sentiment que l’on conçoive une identité comme la mienne à part entière. Est-il possible d’abriter en soi un amour si grand, inconditionnel, asexué et pourtant narcissique? C’est ce que je crois vivre en moi, comme une conscience de l’onde humaine, la vibration de l’âme et pourtant, l’impossibilité intrinsèque de me dupliquer organiquement, ou du moins, la profonde indifférence face à ma descendance.

Nul besoin de voir chez la femme sa puissance créatrice.

Je possède la même au fond de mon creuset, mon coeur et mes paroles.

C’est un mirage écrasé qui m’aura épargné quarante années dans le désert.

C’est aussi un ultime message, celui où l’avenir n’est pas le souvenir des corps qui s’emboîtent, mais bien de deux esprits, qui s’effleurent en silence. Quelques larmes ne sauraient éroder toutes les fondations d’une humanité qui s’acharne bon gré mal gré à survivre à sa propre absurdité. Est-ce être étranger à l’amour, ou est-ce que nous montrons effectivement la voie d’une délivrance qui seule pourrait venir de ces esprits? J’aimerais trouver les échos rébarbatifs qui sommeillent en ma saine nature, ou chez le plus ancien des pédérastes, ce qui prouverait que nous sommes à la fois antéchrists et martyrs.

Façon paradoxale de dire que j’ignore peut-être en fait tout de notre raison d’être, et qu’il est vain de chercher – à moins de remettre en perspective spatiale sinon interstellaire – ce qui nous distingue vraiment, ce qui nous élève ou nous transgresse.

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Une page de Nothomb

octobre 2, 2009

Je bénis l’inventeur des fiançailles. La vie est jalonnées d’épreuves solides comme la pierre ; une mécanique des fluides permets d’y circuler quand même. La Bible, ce superbe traité de morale à l’usage des cailloux, des rochers et des menhirs, nous enseigne d’admirables principes pétrifiés, ” que Ton verbe soit oui? oui, non? non. Ce que l’on ajoute vient du Malin” – et ceux qui s’y tiennent son des êtres inentamables et d’un seul tenant, estimés de tous. À l’opposé, il y a des créatures incapables de ces comportements granitiques et qui, pour avancer, ne peuvent que se faufiler, s’infiltrer, contourner. Quand on demande si oui ou non elles veulent épouser untel, elles suggèrent des fiançailles, noces liquides. Les patriarches pierreux voient en elles des traîtres ou des menteurs, alors qu’elles sont sincères à la manières de l’eau. Si je suis eau, quel sens cela a-t-il de te dire oui, je vais t’épouser? Oui, je t’irriguerai, je te prodiguerai ma richesse, je te rafraîchirai, j’apaiserai ta soif, mais que sais-je de ce que sera le cours de mon fleuve, tu ne te baigneras jamais deux fois dans la même fiancée. - Ni d’Ève ni d’Adam

Parce que personne n’aurait pu si bien parler de l’amour, du vrai, celui où l’un et l’autre demeurent intact, et pourtant se métamorphosent doucement d’une illusion si parfaite qu’elle ressemble à une foi sadique. Sacrée Amélie.

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Souvenir

septembre 26, 2009

bouleversant

de sec. II.

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septembre 26, 2009

On aime le changement chromatique?

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Trop-plein

septembre 25, 2009

Paroles de Levi, ou le petit Constant :

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J’ai presque le goût de jurer en polonais “Mezencor!?”, mais je ne parle pas polonais, et Levi m’aurait trouvé un peu présomptueux. Je n’ai lu Faust qu’à demi et ma barbe n’est pas encore poussée tant que ça. Cependant, – parce que tu parles ensuite de l’Évangile de Jésus-Christ(?) et de l’indépendance de l’âme humaine devant le bien et le mal – tu me perds au tournant, Alph. J’ai besoin de plus de chair* que ça.

dieu versus darwin ouroboros

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Pot-pourri syllogistique

septembre 25, 2009

“Je ne ressentis pas la peur à laquelle j’aurais été en droit de m’attendre, c’était plus bizarre que ça, je me sentais comme porté vers l’avant par le souffle de cheval, c’est étrange n’est-ce pas, et en même temps à tout instant, j’appréhendais quelque phénomène hors norme, comme le ciel qui s’entrouvre et plante à mes pieds un jet de foudre m’interdisant d’aller plus loin, ou de rencontrer à chaque détour de chemin tout à coup un précipice bouillonnant d’immenses fumées pourpres, mais rien de tout cela ne se produisait, et je continuais d’avancer en me disant ça parle au diable” – Gaétan Soucy, La petite fille qui aimait trop les allumettes

*

Nor do the Laws of Nature become less constant of effective, when we khow them, likewise, to be merely mental creations. They are in full effect on the various planes. We overcome the lower laws, by applying still higher ones – and in this way only. - The Kybalion

*

“Nous n’arrivons jamais à naître

Nous croyons écrire / Pour donner du sens au monde / Puis, nous écrivons par devoir / Puis, nous essayons d’écrire pour le plaisir

Mais nous ne savons rien du plaisir

Alors, on commence à dire : lorsque j’écrivais

Et tout cela est triste” – Marc Chabot, N’être rien

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Pour mes amis, vivez l’homoncule!

septembre 19, 2009

Rosemary
Heaven restores you in life
Coming with me
Through the aging, the fearing, the strife
It’s the smiling on the package
It’s the faces in the sand
It’s the thought that holds you upwards
Embracing me with two hands
Right will take you places
Yeah maybe to the beach
When your friends they do come crying
Tell them now your pleasure’s set up on slow-release

Hey wait
Great smile
sensitive to faith not
Denial
But hey who’s on trial?

It took a life span with no cell mate
with The long way back
Saying, me, why can’t we look the other way?

We speaks about travel
Yeah, we think about the land
We smile like all peoples
Feeling real tan
I could take you places
Do you need a new man?
Wipe the pollen from the faces
Make revision to a dream while you wait in the van

Hey wait
Great smile
sensitive to faith not
Denial
But hey who’s on trial?

It took a life spent with no cell mate
To find the long way back
Saying, me,why can’t we look the other way?
You’re weightless, you are exotic
You need something for which to care
Saying, me, why can’t we look the other way?

Leave some shards under the belly
Lay some grease inside my hand
It’s a sentimental jury
And the makings of a good plan
You’ve come to love me nightly
Yeah you’ve come to hold me tight
Is this motion everlasting
Or do shutters pass in the night?

Rosemary
Oh heaven restores you in life
I spent a lifespan with no cell mate
The long way back
Saying “me why can’t we look the other way?”
You’re weightless, semi-erotic
You need someone to take you there
Saying, me,why can’t we look the other way?
Why can’t we just play the other game?
Why can’t we just look the other way?

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2012

septembre 19, 2009

Voilà le Malek apeuré, celui qui regarde peut-être un peu trop de documentaires alarmistes et qui ignore un peu le fruit de la convergence médiatique. D’une manière ou d’une autre, on a pitoyablement raté notre Apocalypse en 2000. Sanpilou avait tort de croire en cet immense vague gamma qui aurait fait fusionner nos plans physique et astraux! C’était un beau scénario imaginé par un ado de l’âme. Mais l’homme s’inquiète un fois de plus, et pour de meilleures raisons que la chute des avions du ciel ou l’explosion de quelques usines maléfiques. Je me laisse probablement berner par mon propre désir paresseux de radicaux changements. Pourtant j’entrevois l’année somme toute proche de mes vingt-huit ans avec pessimisme. Ça a à voir avec la conjonction de certains astres et d’un gros trou noir. Quelques rêves de mort entrelacée. Aussi à voir avec la nature même de nos axes. C’est peut-être mon Nord qui va finir par s’égarer. Les gens verront.